<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029</id><updated>2011-12-29T04:13:57.228+01:00</updated><title type='text'>Souris de Moleskine</title><subtitle type='html'>La souris est discrète, et se trouve... tout en bas de la page...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>30</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-5976562759392816437</id><published>2009-08-27T20:51:00.003+02:00</published><updated>2009-08-27T21:38:49.161+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je ne sais pas si j'ai envie d'être là.  Je veux dire ici.  Tomke est parti pendant huit jours.  Le soleil tombe sur le jardin.  A cette heure-ci, tous les verts sont les mêmes.  Les bambous, le cerisier, le figuier et le lierre.  Juste les taches orange des potirons.  Si je pouvais faire pleuvoir, je ferais pleuvoir maintenant.  Et je m'installerais torse nu sur la terrasse, à l'abri, j'inspirerais très fort pour sentir encore ce que ça fait, l'odeur d'une pluie d'été.  Tu vois, je tourne en rond.  J'ai donné tout ce qui me reste de Sel et Sucre à une amie; je veux dire, la première version.  Je repense à ces soirées devant l'ordinateur, quand je ne pouvais plus me passer d'écrire, pour faire sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques années plus tard, j'ai encore plein de saloperies à l'intérieur, mais je ne sais plus les dire.  Je crois qu'en gros, ça va.  Je veux dire, je crois que j'ai pas mal de choses pour être heureux.  Du moins, c'est ce qu'on me dit.  Les gens ont peut-être raison mais alors, pourquoi ça ne devient pas plus simple ?  Pourquoi tant de fois j'ai envie de pleurer de "trop" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai écouté la version de geamparele, la nouvelle, qu'on prépare pour notre série de concerts.  Je l'ai mise très fort, j'ai joué dessus et pour la première fois, j'ai eu des frissons.  Je parle de frissons sur notre musique...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-5976562759392816437?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/5976562759392816437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=5976562759392816437' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/5976562759392816437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/5976562759392816437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2009/08/je-ne-sais-pas-si-jai-envie-detre-la.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-7524044421462628920</id><published>2008-12-08T23:32:00.002+01:00</published><updated>2009-01-03T22:18:36.871+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>J’ai repensé à tes pages il n’y a pas longtemps.  Enfin, à lui, je veux dire.  L.  J’ai pas senti le truc venir.  Les larmes.  Pas des larmes de chagrin, ni des larmes tout court, juste les yeux prêts à déborder et le cœur chaud.  J’ai revu notre histoire, et je m’y suis tenu tout au bord, pas longtemps, juste le temps du vertige.  J’ai dansé près de lui au concert de l’Irlandaise aux chapeaux ronds et plats.  Il criait très fort, et comme autrefois, ça m’a insupporté, ses cris de groupie hystérique, et en même temps, je le regardais du coin de l’œil, là, à quelques mètres de l’endroit où j’ai touché sa bouche en tremblant, le 6 décembre 1996.  Je me suis dit putain douze ans.  Douze ans.  Comme ça, je me les suis pris d’un coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, avant tout ça, j’ai vu un magnifique garçon dans un bar cosy, près des galeries Saint-Hubert.  Un truc en sous-sol.  Une avant soirée le cul au fond de gros coussins rouges en velours, une espèce de défilé des plus beaux spécimens qui hanteraient les boîtes de nuit quelques heures plus tard.  Il est entré, accompagné d’une longue fille un peu vulgaire.  Il était très mince, comme j’aime, puis grand, et blond platine.  Un visage incroyablement lumineux, des dents magnifiques, un nez parfait, des fripes colorées et un vrai sourire.  Un joli monsieur de manga gentil, pantalon serré et jolie bosse prometteuse entre les jambes.  Il a traversé le bar et je me souviens m’être dit que je l’aurais.  Quelques heures plus tard, il avait choisi la même boîte que moi.  Je me rappelle m’être approché et lui avoir demandé, comme je l’avais déjà fait avec plusieurs jolis garçons à l’époque : « Je peux t’embrasser ? »  Pour toute réponse, il m’a souri et fait un vrai baiser d’amoureux, long et très doux, comme s’il n’avait jamais connu que moi, au milieu de la piste.  C’est le seul baiser qu’on se sera fait.  On est devenus amis, on avait vingt ans, on se maquillait vaguement, on dansait dans son appart sur des chansons sucrées, on s’endormait en riant dans le même lit, on se badigeonnait d’Issey Myake et on allait promener nos petits culs dans les boîtes un peu glauques, en se lançant des sourires entendus.  J’avais parfois envie de lui.  A ce propos, j’ai un souvenir extrêmement précis : on arrivait en tram à Louise, il était assis en face de moi et portait un pantalon de jogging.  Je me souviens très précisément de son éclat de rire innocent et de la phrase qu’il m’a dite en me montrant sa queue qu’on voyait grossir à travers son pantalon : « Merde, C., je bande ! »  Je crois que c’est une des seules fois dans ma vie où j’ai dû puiser dans toutes mes ressources d’homme vaguement civilisé pour ne pas le bouffer des pieds à la tête, là au milieu du tram 94.  On n’a jamais couché ensemble.  Puis on s’est perdu de vue.  Hier, c’est-à-dire dix ans plus tard, je l’ai recherché sur Facebook.  Il se souvient de moi et m’appelle par le surnom qu’il me donnait à l’époque, comme si c’était hier.  Puis je regarde ses photos.  Ce n’est plus lui.  Il a pris vingt kilos.  Ces yeux sont cernés, son visage est bouffi.  Il lui reste ses jolies dents, son sourire, et d’un coup, je me suis pris une claque en pleine figure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 23h21, je suis au fond de mon lit et je ne sais pas pourquoi je t’écris.  Je n’ai plus le temps.  Je ne prends plus le temps, plutôt.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un imposteur.  Je me dis ça souvent, ces temps.  J’ai l’impression d’être vaguement professeur, vaguement musicien (l’autre jour, j’ai assisté impuissant à la répé de notre groupe sans comprendre un traître de mot de ce qui se passait, me contentant de jouer ce qu’on me disait qu’il serait bien que je joue), vaguement tout…  Les gens louent mes qualités d’accordéoniste, me remercient de je-ne-sais-quoi et moi, j’ai l’impression de les berner, de leur jeter de la poudre aux yeux.  J’ai l’impression parfois d’être un piètre tripatouilleur, assez malin pour s’entourer de musiciens incroyables, au talent musical énorme, mais qui n’ont pas mon bagout sur scène, ce qui fait que les gens ont l’impression que j’y suis pour quelque chose alors qu’en fait, je ne maîtrise rien.  Je voudrais tant pouvoir fermer ma gueule et enfin jouer vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne te parlerai pas de mon amoureux ce soir.  J’en veux au temps qui nous empêche de nous voir comme on le voudrait.  Il n’en peut plus, pleure dans mes bras hier, je fais le dur et en même temps, je ne vois pas comment ça pourrait aller mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’écoute l’album de Jan Johansson « Jazz pa Svenska ».  Comme toujours, je rêve de nord.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-7524044421462628920?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/7524044421462628920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=7524044421462628920' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/7524044421462628920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/7524044421462628920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2008/12/jai-repens-tes-pages-il-ny-pas.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-1527409249408567232</id><published>2008-04-20T11:53:00.001+02:00</published><updated>2008-04-20T11:54:53.568+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/SAsS3wLGWCI/AAAAAAAAAC8/3cVsfoz9N4o/s1600-h/IMG_4088.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/SAsS3wLGWCI/AAAAAAAAAC8/3cVsfoz9N4o/s400/IMG_4088.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191263744508188706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mon amoureux est parti ce week-end. Je me retrouve mais à force, j'ai le ventre serré. Je voudrais enfouir ma tête entre sa peau et son pull et le sentir sous mes lèvres, là, maintenant. Et rester là. Des heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait un drôle de rêve ce matin. Je simulais une maladie pour louper une réunion, à l'école. J'étais là et pas là. Je vois la tête de mon préfet, compatissant et compréhensif. Il me regarde par intermittence, comme s'il avait peur de ficher ses yeux dans les miens plus d'une demi-seconde. Je lui souris en me disant : "Bande de connards". Au réveil, je réalise que je n'aime plus vraiment mon métier, en tout cas là, cette année. Et pour la première fois, je n'ai pas peur en faisant ce constat. Je me sens au-dessus de ça. Les élèves, les cours, les huit heures du lundi, les insultes, les crachats dans les coins de classe, les bagarres, les collègues, les fardes vides, l'insolence. Les heures passent les unes après les autres. Et moi je suis déjà ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ouvre la fenêtre de ma cuisine et je photographie ma main gauche, pour la centième fois. Je la trouve belle encore. Je m'habitue à l'anneau d'or un peu trop grand. Je l'ai enlevé hier soir pour faire la vaisselle et j'étais nu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end, un garçon est venu partager mon petit déjeuner. On parle longtemps et le temps passe vite. Alors on dîne ensemble aussi. Il me parle de lui, de ce qui le rend heureux et de ce qui l'empêche de l'être pleinement, parfois. Je me livre, aussi, un peu. Je lui parle de mon amoureux, de L. Je lui dis ma vie quand il est parti et pour la première fois depuis I., je vais lui chercher Sel et Sucre, ces trois cents pages de larmes que je garde dans un vieux sac tout au fond de l'appartement, et je lui prête. Je ne sais pas pourquoi. Je le raccompagne. On s'embrasse et j'ai envie de le prendre dans mes bras et de le serrer très fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'écris pour la première fois depuis quatre mois. Je reviendrai encore, je crois, comme à chaque moment de ma vie où je suis à fleur de peau. C. sort de la pile un album de Souchon. Je le réécoute pour le moment. Sa voix me touche, parce qu'elle n'est pas sûre d'elle, comme si elle se baladait sur un fil, comme si elle était recouverte d'un voile, d'un fin morceau de tulle. J'aime ses mots simples. Je crois qu'il n'y a pas de mots plus simples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te laisse. Je reviens. J'ai les larmes aux yeux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-1527409249408567232?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/1527409249408567232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=1527409249408567232' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/1527409249408567232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/1527409249408567232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2008/04/mon-amoureux-est-parti-ce-week-end.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/SAsS3wLGWCI/AAAAAAAAAC8/3cVsfoz9N4o/s72-c/IMG_4088.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-903504215843099507</id><published>2007-12-03T21:55:00.000+01:00</published><updated>2007-12-03T22:57:50.281+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Prenez-moi, et ne me rendez pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-9e1e9a3164c122c1" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" 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Elle a 15 ans tout juste, me parle d'Accatone et de Happy Together.  Je me dis "fuck".  Et je pense à mes élèves, parfois de loin ses aînés, à qui je dois rappeler qu'il existe deux auxiliaires...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon amoureux n'est pas là.  Et comme chaque fois que mon amoureux n'est pas là, je vis plus lentement.  Comme si tout s'engourdissait un peu.  J'en ai marre de ça.  Je maudis cette incapacité à me retourner, à prendre vraiment le livre que je me dis que je vais prendre, à quitter ce putain d'ordinateur où il ne se passe presque rien de bon, à simplement me coucher sur le lit parce que je le veux et que j'en ai besoin, et pas parce que je n'ai pas le courage d'autre chose.  Je commence à me demander si c'est par manque de mon amoureux ou si c'est simplement le fait d'être "seul" qui me plombe ainsi.  Auquel cas je suis mal barré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écrivais à un gentil garçon rencontré sur l'ordi, tiens, justement, que j'ai l'impression de tourner en rond, là, dans ma vie, pour le moment.  J'étouffe, je veux prendre l'avion, avec lui souvent, sans lui parfois.  Je veux connaître d'autres personnes, encore, tout le temps.  Je ne veux plus voir notre chambre et ces livres, et ces bouts de maquettes qui traînent partout au milieu de mes cours, j'en ai assez de manger la même cuisine et de boire le même vin, d'aller faire mes courses au même supermarché, à la même caisse, parce que la caissière est cool et me demande comment je vais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai envie de me rouler dans des feuilles de thé noir.  Du Marco Polo, ce sera très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si c'est bien, justement, de rencontrer des gentils garçons sur l'ordi, comme ça, quand mon amoureux ne sait rien, puis de les rencontrer dans la vie, alors qu'il ne sait toujours rien.  Ce n'est peut-être pas bien mais je m'en fous.  Ca me fait du bien.  J'ai une telle envie d'autres univers, de nouveaux visages, de nouvelles voix, de nouveaux signes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en ai marre d'écrire "je", de ne  parler que de moi, tout le temps, depuis toutes ces années où j'inonde le net de ma petite vie.  Je voudrais prendre du recul, raconter des vies qui ne seraient pas la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le sens très amoureux pour le moment.  Je crois que je m'inquiète moins de ces signes d'"autres" qu'il oublie d'effacer de son téléphone qu'il m'arrive de fouiller comme un con ou de l'ordinateur, où il m'arrive de tomber sur des photos d'inconnus de toute façon moins jolis que moi.  Il m'aime alors je veux apprendre à m'en foutre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore de sales angoisses de hauteur, ces temps-ci.  Je n'ose pas lui en parler.  J'aurais l'air d'un fou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il a repris son violon alto.  J'ai écrit des notes que pour lui, une seconde voix.  On joue ensemble.  Je ne lui dis rien mais au fond de moi, j'ai très chaud de vivre ce rêve enfin...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-2080148178645269262?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/2080148178645269262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=2080148178645269262' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/2080148178645269262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/2080148178645269262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/12/je-discute-avec-une-lve-de-mon-ancienne.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-9158139719691303012</id><published>2007-11-11T11:35:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T12:26:29.389+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-f9df7b52851c9be0" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v14.nonxt3.googlevideo.com/videoplayback?id%3Df9df7b52851c9be0%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1330177132%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D19493D01F71907BEE27668998162107905286C18.8443B0C56B916A7B6B078FDE707AFCEA8E0919FC%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3Df9df7b52851c9be0%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3Dt0Ji5v1lnQHb_UqUX9lw3ZBc63w&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v14.nonxt3.googlevideo.com/videoplayback?id%3Df9df7b52851c9be0%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1330177132%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D19493D01F71907BEE27668998162107905286C18.8443B0C56B916A7B6B078FDE707AFCEA8E0919FC%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3Df9df7b52851c9be0%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3Dt0Ji5v1lnQHb_UqUX9lw3ZBc63w&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Je regarde mes mains, témoins les plus implacables du fait que je ne&lt;br /&gt;pourrai jamais revenir en arrière. Je les trouve belles, je me demande&lt;br /&gt;vaguement pour combien de temps encore. Je les passe sous le robinet&lt;br /&gt;comme pour me rassurer, et derrière le flou de l’eau, me donner&lt;br /&gt;l’illusion de mes vingt ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense rarement comme aujourd’hui au temps qui passe. Se dépêcher à&lt;br /&gt;tout faire et rester là les bras ballants, découragé par la somme de ce&lt;br /&gt;qui reste. Et pour finir ne rien faire, ou pas grand chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense à toi, Jacqueline, ces temps-ci. Tu es souvent dans mes&lt;br /&gt;conversations. Et je répète les mêmes anecdotes, comme pour te faire&lt;br /&gt;vivre encore un peu. L’histoire de la toile affreuse que tu avais&lt;br /&gt;achetée pour faire plaisir à une amie, et que tu me demandes de&lt;br /&gt;retourner, ciel vers le sol, champs vers le plafond, histoire de&lt;br /&gt;changer un peu, et qui ne bougera plus jusqu’à ta mort, puis celle de&lt;br /&gt;tes projets de jouer Mélisande à quatre-vingt-un an, sur un cheval de&lt;br /&gt;bois… Je me dis que je voudrais avoir vécu comme toi, au-dessus de mes&lt;br /&gt;moyens physiques, jusqu’au bout. Et ne se rendre compte de rien, même à&lt;br /&gt;la dernière minute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon amoureux s'approche de moi et voudrait que je ferme les yeux. Il me&lt;br /&gt;redemande en mariage comme pour me dire que c’est moi qu’il aime,&lt;br /&gt;qu’importent tous les autres. Il me passe au doigt une bague bricolée&lt;br /&gt;dans le coton et l’aluminium. On éclate de rire. Il dit que maintenant,&lt;br /&gt;on est vraiment fiancés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je plie en deux un mot gentil qu'il m'a laissé il y a quelques jours&lt;br /&gt;sur la table de la cuisine. Je le mets dans la boîte de Paris, à côté&lt;br /&gt;de mon lit, avec d'autres signes de lui. Je me dis que c'est con. Que&lt;br /&gt;je ne devrais rien garder. Rien du tout. Effacer le passé très vite.&lt;br /&gt;Effacer, avancer, effacer, avancer... Je ne sais pas. Je pense à une&lt;br /&gt;autre boîte, avec d'autres signes, d'un autre garçon, là-bas dans le&lt;br /&gt;grenier où j'ai entreposé le contenu de ma petite maison. Il ne&lt;br /&gt;faudrait rien garder, juste pour ne pas avoir à mettre au grenier. Je&lt;br /&gt;regarde une nouvelle fois la boîte en fer. Je voudrais la lancer loin,&lt;br /&gt;de l'autre côté du parc où elle s'ouvrira et où tous les mots se&lt;br /&gt;délaveront sous la pluie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-9158139719691303012?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='video/mp4' href='http://www.blogger.com/video-play.mp4?contentId=f9df7b52851c9be0&amp;type=video%2Fmp4' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/9158139719691303012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=9158139719691303012' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/9158139719691303012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/9158139719691303012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/11/je-regarde-mes-mains-tmoins-les-plus.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-9100024315621010394</id><published>2007-10-23T07:54:00.003+02:00</published><updated>2007-10-23T07:54:58.666+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>- Tu m'aimes ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Plus que tous les autres garçons de la terre ?&lt;br /&gt;- Oui.  Il n'y a que toi qui me rends heureux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-9100024315621010394?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/9100024315621010394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=9100024315621010394' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/9100024315621010394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/9100024315621010394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/10/tu-maimes-oui.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-1170750395649956053</id><published>2007-10-17T16:46:00.000+02:00</published><updated>2007-10-17T17:12:53.841+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RxYhJ5GmCyI/AAAAAAAAAC0/UNwAshKc8tY/s1600-h/MoiaParis.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RxYhJ5GmCyI/AAAAAAAAAC0/UNwAshKc8tY/s400/MoiaParis.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122318080011537186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'envie tous ceux que la nostalgie n'atteint pas.  Tous ceux que le passé ne fait jamais pleurer, comme moi, maintenant, bêtement, en reparcourant son ancien blog.  Là où il est écrit "Bientôt avec lui", dans la colonne de gauche, là où le "lui", c'était moi.  Je trouve bizarre ces traces présentes d'un passé révolu.  Ces tranches de vie non effacées de la toile, comme ces vidéos d'entre Lausanne et Marchin, sur lesquelles je reclique, au hasard, comme pour me téléporter là où ma vie n'est plus.  Paris est derrière nous définitivement, même si c'est là qu'on aime se retrouver.  Notre vie à Paris est derrière nous.  Et un jour, ce n'est pas elle qu'on choisira pour nous poser un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais voir devant, seulement devant.  Et à la place, c'est le passé que j'ai en face de moi.  Parfois je ferme les yeux et je veux attraper encore une fois des mains nos balades sur les quais, nos regards et nos mains entrelacées sur le lit d'une Suisse aux cheveux rasés, un taxi qui nous lâche Porte de Versailles...  J'ignore si c'est entièrement de la nostalgie, ou simplement le désir d'être loin, d'être avant, par peur du présent.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux des rues animées.  Bruxelles est morte, souvent.  Je veux des vitrines colorées avec lui qui se reflète dedans.  Puis des métros blancs et verts avec de la musique dedans.  Je veux lire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Luxembourg, Corentin Celton, Saint-Michel et Réaumur-Sébastopol&lt;/span&gt; quand je regarde par la fenêtre, et pas &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Etangs noirs, Eddy Merckx , Simonis ou Porte de Hal&lt;/span&gt;, des mots qui ne me parlent pas.  Je veux des restos ouverts très tard, des bars un peu louches où la fumée de cigarette ne m'atteindrait pas.  Je veux la fontaine Saint-Michel quand je sors du métro.  Une promenade parc de Bercy.  Un rendez-vous devant les grilles de la Cour Carrée et le voir arriver par les pyramides.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux tout ça, et je suis là, et je n'en peux plus d'être là, entre mes préparations, mes copies à corriger et des dizaines de bouts de carton et d'odeur de colle pour ses maquettes.  Je veux être insouciant un peu.  Ailleurs.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des codes sur les portes d'entrée et du vin dans des vieux verres jolis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-1170750395649956053?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/1170750395649956053/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=1170750395649956053' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/1170750395649956053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/1170750395649956053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/10/jenvie-tous-ceux-que-la-nostalgie.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RxYhJ5GmCyI/AAAAAAAAAC0/UNwAshKc8tY/s72-c/MoiaParis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-5095623166843690035</id><published>2007-09-28T17:40:00.001+02:00</published><updated>2007-09-28T18:13:54.549+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rv0gzpGmCxI/AAAAAAAAACs/nwgTrLi2avc/s1600-h/IMG_2784.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rv0gzpGmCxI/AAAAAAAAACs/nwgTrLi2avc/s400/IMG_2784.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5115280823341681426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je passe ici un mois jour pour jour après ma dernière bafouille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de choses changent.  Je fais à nouveau de la musique.  Je veux dire.  Je n'ai jamais arrêté d'en faire, mais je n'avais plus l'impression d'en faire vraiment.  Là, c'est différent.  Je vais faire le vide, je crois.  Marre du bruit et des mauvais plans.  Je me plais dans leurs notes et dans leurs regards, à tous les trois, je veux rester un peu, longtemps, puis on verra.  Faire le vide et ne garder que le petit chien qui bascule de la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des cafés comme ça, j'en veux des milliers encore, partout sur la terre.  Parce qu'on pourra être partout, tout sera le même.  Je retrouve ma Dame de Cléry, plus "de Cléry" que dans ma tête à moi et à une foule d'amis qui sont passés en haut de ces escaliers.  Ces moments me sont chers et j'aime emboîter mes pas dans ses bas orange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je suis joli aujourd'hui, dans mon pantalon de Barcelone, ma nouvelle chemise et mon pull qu'on est allé acheter mon amoureux et moi, pour me donner du courage.  C'est que cette année, c'est plutôt des durs...  J'ai bien failli avoir vraiment peur les premiers jours...  Puis je regarde le calendrier et je me dis : "Mon gars, t'as tenu un mois, continue".  Et je continue.  Une heure n'est pas l'autre.  Chaque fois, tout est à refaire.  J'ai lu du Maupassant à des futurs électriciens qui allaient relire l'histoire le soir à la maison, 'sieur, parce que c'est trop fort, c'qu'il écrit, 'sieur, çui-là.  Alors je me dis que j'ai gagné un petit peu.  Puis l'heure d'après, je me prends la tête avec un gars au sang un peu chaud, un peu trop sûr de lui, coincé dans le fond de la classe et ça me casse.  L'heure se termine, on se quitte "bons amis", mais ça me casse quand même.  Désamorcer la violence plusieurs fois par jour.  Puis un enième plateau de pâtisseries marocaines "pour manger à la maison".  Et je souris de nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu l'exposition d'I.  J'ai failli pleurer dix-sept fois devant sa vidéo.  Les vieux me touchent tellement.  Quand ils pleurent, ils me font pleurer, et quand ils rient aussi.  Pourvu que je ne sois pas qu'une énorme larme quand je le serai moi-même.  Mon homme et moi sommes tombés amoureux d'une toile.  C'est pas depuis là...  Bien avant, déjà, quand elle était dans l'atelier puis dans la maison des brunchs dans la cour.  Alors on l'a ramenée sous le bras, très fiers et très émus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence à y voir clair avec lui.  Du moins un petit peu.  Je commence à ne plus trop penser, à ne plus me poser mille questions quand je ne sais pas où il est et qu'il pourrait être n'importe où.  Je veux relâcher.  Puis me dire qu'il n'a pas à s'inquiéter lui non plus, quand il ne sait pas où je suis et que je pourrais être n'importe où.  Parce que c'est lui que j'aime, je le sais.  Alors je le comprends un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 9 octobre à 16h, on va signer pour la première fois tous les deux pour notre dossier de mariage.  Ca me fait drôle.  Ma famille est heureuse.  Je sais que ça a fait quelque chose à maman.  Elle a fait mine de rien "Waouw, c'est super, je suis vraiment contente !"  Puis a continué à sourire, debout pas loin du barbecue, puis elle a dit : "Et maintenant faut que je m'assoie", et elle est tombée comme une masse sur la chaise de jardin.  Mais ses yeux continuaient à rire alors c'est bon, c'est dans la boîte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repense de plus en plus à Paris.  Ca me manque.  J'ai souvent en tête cette soirée où on avait rapproché le lit de l'ordinateur et qu'on avait regardé la "Marie du Port" en se sifflant une bouteille de Veuve Cliquot, un grand cru de 1995.  Puis je vois encore mon amoureux s'éloigner sur la place alors que je lui fais signe de la cuisine, puis moi qui débarque, Corentin Celton, un lundi vers 22h30 après cinq heures de transport, le coeur tremblant à la vue de sa fenêtre, place de la République...  Souvent je rentrais, et tout de suite on se couchait et on faisait l'amour, tout doucement, les yeux émus, sans trop se parler.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai écrit un morceau pour lui.  Une long dans au titre loufoque.  On l'a jouée il y a deux semaines, dans une petite salle de concert bruxelloise.  Mon petit-cousin était là.  Il m'a pris à part et m'a dit, encore un peu ému, que ce morceau l'avait fait pleurer.  Il porte le nom du code d'entrée de l'immeuble, de l'autre côté de la place de Vanves.  Et chaque fois que je le joue, je me vois arriver, composer le code, monter les deux rampes d'escalier et gratter à sa porte en attendant fébrilement qu'il m'ouvre.  C'est ça que je vois quand je joue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-5095623166843690035?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/5095623166843690035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=5095623166843690035' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/5095623166843690035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/5095623166843690035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/09/je-passe-ici-un-mois-jour-pour-jour.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rv0gzpGmCxI/AAAAAAAAACs/nwgTrLi2avc/s72-c/IMG_2784.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-8079195231427339385</id><published>2007-08-28T09:14:00.001+02:00</published><updated>2007-08-28T09:17:11.948+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>On a un peu trop bu hier soir.  J'ai un sale mal de tête.  On n'aurait pas dû se disputer encore, putain.  Il dit qu'un amoureux, ça doit défendre son amoureux, point.  Il a ce principe.  Je lui réponds qu'il a des principes pour ce qu'il veut bien, et tout s'arrête là.  Il ne rejoindra pas notre lit, s'endort comme une masse et moi je me tords le ventre et je mords dans les oreillers.  Avec une nuit de recul, je crois qu'il s'est senti en danger, hier soir devant les amis.  Et tant qu'il a des réponses, tout va bien...  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre chose.  Il a vu d'autres hommes, plusieurs.  Il m'aime.  Il ne veut pas me perdre et pour ça, il me dit qu'il peut très bien vivre et qu'il vivra sans eux.  Mais il dit ça pour ne pas me faire de mal.  Je pars en répétition dans une heure.  J'ai mal au bide.  Parce que je sais que s'il a envie de baiser, je ne serai pas sorti de deux heures que la chasse commencera, peut-être sur l'ordinateur d'où j'écris maintenant.  Je ne veux plus rentrer chez nous et découvrir, à cause de sa négligence, une foule d'indices qui ne parleraient à personne d'autre que moi, et qui m'apprennent qu'un autre homme est venu pendant mon absence.  Je ne veux plus qu'il ait à mentir quand je lui pose la question, même s'il veut me préserver.  De toute façon, je ne veux que moi chez nous, dans notre bulle.  Je lui ai dit, clairement, du style "ailleurs faudra bien que je m'y fasse mais chez nous jamais".  Et je sais que je pourrai mettre fin à tout si ce contrat n'est pas respecté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, il m'aime.  Il veut se marier avec moi.  Moi aussi.  On va se marier.  Dans sept mois exactement.  Quand on en parle, on a les yeux qui brillent.  Alors l'amour c'est quoi et où ça s'arrête ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai envie d'écrire, ici ou ailleurs, mais pour ça je veux être seul.  Je me rends compte qu'à la maison, je ne le suis jamais, ou presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je vais partir.  Pour la première fois sans rien lui dire.  Je le laisse à son sommeil.  Je sais que ça fierté l'empêchera de me faire le moindre signe de la journée.  Je sais qu'il ne me parlera pas plus à mon retour de répétition, et que si je rentre dans son jeu, c'est la guerre.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, on part à Paris, chez ses parents.  Cinq jours.  Je crève de n'avoir pas la force de le laisser embarquer seul dans le Thalys.  Merde, je l'aime.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-8079195231427339385?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/8079195231427339385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=8079195231427339385' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/8079195231427339385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/8079195231427339385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/08/on-un-peu-trop-bu-hier-soir.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-6635820799509329342</id><published>2007-07-14T08:56:00.000+02:00</published><updated>2007-07-14T09:05:23.865+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rph0cI7zk3I/AAAAAAAAACk/ZpnNWO-zOvw/s1600-h/IMG_1597.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rph0cI7zk3I/AAAAAAAAACk/ZpnNWO-zOvw/s400/IMG_1597.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086943805898462066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mon amoureux dort.  Je tire tout doucement le fil d'internet jusqu'au salon.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle que je lis par mail à l'instant me glace le dos.  Je n'arrive pas à comprendre pourquoi le bonheur, et qui plus est celui de ceux que j'aime, n'arrive à être vraiment épargné plus d'un certain temps.  Comme s'il n'existait de bonheur que celui qu'on vole.  Merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas osé venir ici depuis des semaines.  Peur que ces pages se transforment en plages jaunes où les mots trop gros s'embourbent et disparaissent.  Mais ce matin il faut que j'écrive pour y voir clair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai voulu le perdre.  J'ai fait ma valise pour ça.  Des affaires pour quatre jours, devant lui.  Le temps de souffler et d'essayer de rebondir, ailleurs.  Je l'ai vu prostré et incrédule, la détresse dans ses beaux yeux bleus.  J'ai laissé là la valise.  Aucune pitié dans cette valise restée dans un coin de la chambre.  Juste la constatation, comme un boomerang en pleine tronche, que je l'aime et que ce ne sera possible qu'avec lui.  Alors je reste mais pendant quelques heures, je ne veux plus le toucher.  Et ce sentiment est atroce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'assure qu'il n'aime que moi, et je le crois, parce qu'il dit vrai.  Je pensais pouvoir séparer tout.  L'amour, la chimie qui fait que nos âmes ne s'apaisent que l'un avec l'autre; puis le sexe, ce sexe qui, une fois dur, ne trouve le repos qu'au contact d'un corps... pas toujours le même.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'a jamais eu l'impression de me trahir, puisque je suis l'homme qu'il aime.  L'unique homme avec qui tout devient possible.  Mais ça s'est passé là, dans notre cocon et dans notre lit, à quelques pas du divan rouge.  Je sens les choses et il n'aura fallu qu'une courte nuit pour que je décèle la présence d'un autre là où je n'étais pas, le temps d'un concert.  Alors aujourd'hui, je n'arrive plus à passer une nuit dans notre lit.  Je devine la tristesse dans ses yeux.  Il voudrait que je revienne près de lui et que j'arrive à m'endormir paisiblement.  Je ne sais pas si ce sera possible ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis incapable de lui en vouloir de quoi que ce soit.  Je vis juste avec l'idée que je ne suis pas le seul corps aimé et caressé.  Que c'était un leurre, comme tous les autres.  Je dois me faire à l'idée que ce n'est rien, puisque ce n'est rien.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si je dois, de mon côté, continuer à combattre tous ces fantasmes qui me surprennent parfois, ou sauter le pas, pour tenir bon et comprendre.  Peut-être pour vivre, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, les mots sont dits.  Ils traîneront peut-être moins à l'intérieur de moi.  Pour la suite je ne sais pas du tout comment j'arriverai à gérer ça.  Il a voulu promettre, j'ai refusé qu'il promette.  Je ne veux entraver le bonheur de personne, même par amour.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si je n'arrive pas à vivre avec, je partirai.  Mais comme je lui écrivais, je sais que j'ai une force incroyable en moi.  Je crois que le temps à lui seul suffira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi, nous décollons pour l'Espagne.  Je verrai Millan, mon petit frère de là-bas.  Nous ne nous appelons ni ne nous écrivons jamais.  Quand on se voit, on se voit, c'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux être loin.  Ca nous fera du bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'espère.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-6635820799509329342?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/6635820799509329342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=6635820799509329342' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/6635820799509329342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/6635820799509329342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/07/mon-amoureux-dort.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rph0cI7zk3I/AAAAAAAAACk/ZpnNWO-zOvw/s72-c/IMG_1597.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-4253731886416971620</id><published>2007-06-20T16:36:00.001+02:00</published><updated>2007-06-20T16:38:08.739+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rnk7xQt20nI/AAAAAAAAACc/r8bnN0e1A4M/s1600-h/Arr%C3%AAt+Petillon.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rnk7xQt20nI/AAAAAAAAACc/r8bnN0e1A4M/s400/Arr%C3%AAt+Petillon.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078155772323877490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout à l'heure, je revenais du centre ville.  Tram 55.  On nous annonce qu'on ne s'arrêtera pas au Midi.  On y passe, à pas d'homme.  Sur la voie d'à côté, dévolue au métro, il y a un corps, juste sous la rame.  Et puis pompiers, ambulance, police...  Notre tram passe lentement.  A part ces hommes encore bien vivants, constatant l'accident avec une sorte de détachement sur le visage, la station est vide.  Il fait calme.  Je me dis "Cette personne est morte", et le tram passe, je descends un arrêt plus loin, comme d'habitude.  Je n'ai pas pris de ticket.  Je ne me fais pas contrôler.  Je me dis "Encore un euro cinquante que ces voleurs n'auront pas", je rentre dans l'ascenseur et j'appuie sur 4.  Et je ne pense plus à la personne sous le tram.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf là, maintenant, à cause de la voix de Rufus Wainwright.  Je ne sais pas pourquoi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-4253731886416971620?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/4253731886416971620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=4253731886416971620' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/4253731886416971620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/4253731886416971620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/06/tout-lheure-je-revenais-du-centre-ville.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rnk7xQt20nI/AAAAAAAAACc/r8bnN0e1A4M/s72-c/Arr%C3%AAt+Petillon.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-7837203239901369339</id><published>2007-06-05T14:47:00.000+02:00</published><updated>2007-06-05T15:08:03.983+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RmVfUwt20mI/AAAAAAAAACU/0eYjTNVdB3s/s1600-h/3675685-md.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RmVfUwt20mI/AAAAAAAAACU/0eYjTNVdB3s/s400/3675685-md.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5072565365581992546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;03.06.  Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis assis place de l'Hôtel de Ville.  J'ai quitté l'appartement, un septième étage perché en plein XVIème, vers midi seulement parce que j'avais un peu peur de Paris sans lui.  Ils ont reconstitué une friche devant l'Hôtel de Ville.  Je m'extasie avec une vieille normande à l'aise dans ses 81 ans, que j'écoute me parler de botanique pendant dix bonnes minutes.  Plus tard, une autre dame s'approche de moi et me conseille d'aller essayer "les vélos bizarres" au Luxembourg.  Je sais pas, j'ai un truc avec les vieilles dames.  J'ai l'impression que j'attire leur confiance je sais pas trop pourquoi.  Ou j'ai un visage des années 50 qui leur rappelle un jeune amoureux...  J'ai découvert en photo le Parc d'Eole, dans le XVIIIème.  Je crois qu'il lui plairait beaucoup. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://gallery.photo.net/photo/3675685-md.jpg"&gt;Ile Saint-Louis&lt;/a&gt;, où je vais dès que je peux et où pour la première fois je me suis appuyé sur lui, je veux dire physiquement, mon dos contre son ventre dont j'ignorais encore la douceur et l'odeur, on installe des barrières de sécurité.  On enterre Brialy demain.  Il fait calme devant l'Eglise.  Les gens ne parlent pas haut, ils chuchotent, comme pour ne pas briser la magie de leur voix.  C'est une sensation étrange.  Evidemment, il faut vivre là pour sentir que c'est sans doute un bout de l'histoire de l'Ile qui s'en va... Je ne suis pas de là mais je sens bien que ce bout d'Ile est plus mélancolique encore que d'habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain je serai à Lyon.  Je n'ai pas laissé le choix à Rudy.  J'ai dit voilà je serai chez toi du 4 au 7 juin.  Et il m'a dit oui.  Bien sûr...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-7837203239901369339?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/7837203239901369339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=7837203239901369339' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/7837203239901369339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/7837203239901369339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/06/03.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RmVfUwt20mI/AAAAAAAAACU/0eYjTNVdB3s/s72-c/3675685-md.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-7564888643760518530</id><published>2007-05-08T09:59:00.000+02:00</published><updated>2007-05-08T10:17:01.651+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RkAx1UHNT7I/AAAAAAAAACM/e1svZU5WkDg/s1600-h/IMG_0827.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RkAx1UHNT7I/AAAAAAAAACM/e1svZU5WkDg/s400/IMG_0827.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5062100773166206898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je ne lui ai pas touché un mot de sa soirée d'hier.  Comme si elle n'avait pas existé.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'étais plus jeune et que j'avais encore la télé, j'étais assez fan de Navarro, le vieux commissaire robuste.  J'ai arrêté de regarder quand il allait commencer à devenir un brin sénile, c'est-à-dire au moment où je me suis aperçu qu'il se mettait à parler dans son dentier, un peu comme Reggiani en fin de vie.  Comme si à un moment donné de ta vie, vers la fin, le dentier redevenait un corps complètement étranger.  J'aimais Navarro pas tellement pour les intrigues souvent inexistantes mais pour deux autres choses : le &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.generiques-tv.com/navarro.html"&gt;générique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; qui me faisait penser à un Paris fantasmé, que je ne connaissais pas encore.  Puis le décor de grande ville un rien glauque.  J'aurais adoré vivre dans son appartement, aux immenses baies vitrées donnant sur des grues, des hauts immeubles ressemblant un peu à ceux près du parc André Citroën.  Hier je regardais par la fenêtre de chez moi et c'est à ça que j'ai pensé.  Alors j'ai pris le ciel en photo.  Il était beau, un peu électrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je ne sais toujours pas où je dois aller.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-7564888643760518530?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/7564888643760518530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=7564888643760518530' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/7564888643760518530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/7564888643760518530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/05/je-ne-lui-ai-pas-touch-un-mot-de-sa.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RkAx1UHNT7I/AAAAAAAAACM/e1svZU5WkDg/s72-c/IMG_0827.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-7829918720184365386</id><published>2007-05-07T21:06:00.000+02:00</published><updated>2007-05-07T21:18:34.007+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Il l'a fait.  Il est passé devant moi, m'a dit "Salut" et est parti seul à la soirée où nous étions invités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de réaliser j'ai couru.  Je me suis dit non sans lui c'est pas possible et j'ai couru.  Il n'était plus sur le quai du tram et je suis perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vais pas bien aujourd'hui.  Il supporte ça une heure puis c'est tout.  Pendant une heure il me dit que ça va aller et courage.  Puis, c'est à moi de me remuer mais parfois, je ne peux juste pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pensé arrêter d'enseigner aujourd'hui.  Pour la première fois.  Je suis rentré lessivé.  Et il s'en va se disant sans doute qu'une fois de plus je ne vais pas bien et que je suis trop sensible.  Mais moi, bientôt, je ne saurai plus du tout où j'en suis.  J'ai peur de perdre l'envie et lui me dit que maintenant c'est bon, je n'ai qu'à me remuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je voudrais partir moi aussi de mon côté mais non, je l'attends comme un imbécile de peur de rentrer après lui et de ne pas le sentir s'endormir près de moi.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis dans ses yeux que je pèse trois tonnes.  Je me pose mille questions qui me font paniquer un peu plus, et mille autres qui n'arrangent rien.  Il sait que je suis perdu sans lui.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais avoir la fierté de ne pas lui écrire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-7829918720184365386?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/7829918720184365386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=7829918720184365386' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/7829918720184365386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/7829918720184365386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/05/il-la-fait.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-7135572278078222218</id><published>2007-05-03T21:15:00.000+02:00</published><updated>2007-05-03T22:17:25.514+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rjo5_kHNT6I/AAAAAAAAACA/3FWS2NdEXHI/s1600-h/IMG_0504new.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rjo5_kHNT6I/AAAAAAAAACA/3FWS2NdEXHI/s400/IMG_0504new.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5060420895492624290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mon amour me laisse un mot sur le bar de la cuisine.  Il a dessiné un coeur où il a mis Micha et puis Tomke.  Il a dessiné Notre-Dame de Paris derrière.  En fait toute personne autre que moi serait incapable de la voir.  Moi, je crois que j'ai un peu compris comment Paris est dans ses yeux, alors je l'entraperçois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 21h.  Je suis dans le lit.  Il est parti hier à l'improviste dans un eurostar pour Lille.  Alors c'est bien mais je voudrais trouver la force d'être aussi &lt;span style="font-style:italic;"&gt;plein&lt;/span&gt; quand il n'est pas là.  Pouvoir simplement m'assoir, ouvrir un bouquin, ne pas penser à ce qu'il y a au bout de l'eurostar où nous ne sommes pas ensemble.  Ne pas chercher dans mon souvenir l'odeur de son ventre ou la sensation de mes mains dans ses boucles.  Arrêter de vouloir toujours être près de lui même quand je me raisonne et que je me dis que tout seul, parfois, c'est bien aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais qu'on parte au bout du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis encore attiré par le vide, ces jours-ci.  Je pensais les angoisses loin de moi.  Je reste cloîtré toutes fenêtres fermées pour me donner l'illusion que je n'ai pas envie d'aller sur le balcon et de me pencher jusqu'à basculer, crâne en avant sur le trottoir.  J'ai parfois envie d'hurler.  Ca vient quand je ne vois plus que ça.  La fenêtre, la rambarde et le trottoir quatre étages plus bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cristina à l'instant au téléphone.  J'aime de plus en plus ces injections d'Espagne.  Je pense qu'un jour, je partirai là-bas, je ferai la sieste et ne reviendrai plus.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pleure devant la fin du "Dictateur" de Chaplin que j'ai vu pour la troisième fois au cinéma dans le cadre de mon cours.  Je crois que quelques élèves sont rentrés dedans et ont compris.  Alors, je me dis que je sers à quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, je fais de la musique dans une belle salle pour la sortie d'un beau disque de nous.  On nous verra dans la presse de la région puis à la télé aussi.  Ca me fait du bien à mon image.  Je crois qu'un artiste a de salvatrices poussées de narcissisme perdues au milieu d'un dédale de doutes, de non-confiance en soi.  C'est mon cas. J'ai à peine écrit cette phrase que je ne suis déjà plus certain d'en être un, d'artiste.  Est-ce que c'est être artiste que de bouger les doigts en rythme sur un accordéon et d'aligner dans un ordre soi-disant nouveau les sept notes de la gamme pour écrire le morceau qui étoffera notre set ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais être parfois comme sur la photo.  Avoir les moyens (je ne parle pas de fric mais d'intelligence, de confiance en soi, d'assurance) de me la péter la clope au bec au fond des ascenseurs ou sur les terrasses des grands boulevards.  Faire de beaux gestes très sûrs et poser mes mots comme personne, pour faire mentir ne fût-ce que quelques instants tous ces moments où je pleure le visage caché dans mon oreiller parce que je ne me suppporte plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soupe avec du gruyère caramel ramené de Suisse par Irène.  J'ai envie de serrer mon amoureux.  J'ai envie de sexe.  Avec n'importe qui à mon goût.  J'ai envie de plonger mes yeux dans les siens.  Je vais descendre, marcher dans les rues et ramener le premier beau garçon et je le déshabillerai sur le divan.  Je jouirai sans me préoccuper de lui et c'est lui qui passera par la rambarde du balcon.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon amour, tu as les plus beaux yeux du monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-7135572278078222218?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/7135572278078222218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=7135572278078222218' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/7135572278078222218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/7135572278078222218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/05/mon-amour-me-laisse-un-mot-sur-le-bar.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rjo5_kHNT6I/AAAAAAAAACA/3FWS2NdEXHI/s72-c/IMG_0504new.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-6163997617598441596</id><published>2007-04-24T10:42:00.000+02:00</published><updated>2007-04-24T10:51:10.524+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Ri3DFH8q10I/AAAAAAAAAB4/pZ_TWkIeaAA/s1600-h/IMG_0679.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Ri3DFH8q10I/AAAAAAAAAB4/pZ_TWkIeaAA/s400/IMG_0679.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5056912449407211330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plage de Bray-Dunes, 22 avril.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo prise au zoom numérique 15 fois grossissant.  Je fais exactement comme l'ex de mon amoureux, qui mitraille à leur insu les jolis garçons des rues de Marrakech.  Est-ce que je vieillirais ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sms hallucinant d'un mec rencontré il y a près de deux ans dans le train : "Un pti coucou.. Jte suce qd ?  J'veux te goûter".  Moi je dis comme la vieille que j'aime "Qu'il aille sucer des bites en enfer".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pars, mais je reviens.  Je ne sais plus écrire mais j'en ai envie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-6163997617598441596?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/6163997617598441596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=6163997617598441596' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/6163997617598441596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/6163997617598441596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/04/plage-de-bray-dunes-22-avril.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Ri3DFH8q10I/AAAAAAAAAB4/pZ_TWkIeaAA/s72-c/IMG_0679.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-6661435949122924232</id><published>2007-03-20T15:36:00.000+01:00</published><updated>2007-03-20T15:37:06.380+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;S'asseoir au bord de la rivière&lt;br /&gt;et jeter dans l'eau ses tourments,&lt;br /&gt;en jeter encore&lt;br /&gt;et les voir voguer&lt;br /&gt;au fil de l'onde&lt;br /&gt;trop légers&lt;br /&gt;pour couler à pic&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Véra Pavlova, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;l'animal céleste&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-6661435949122924232?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/6661435949122924232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=6661435949122924232' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/6661435949122924232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/6661435949122924232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/03/sasseoir-au-bord-de-la-rivire-et-jeter.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-1485423334689680404</id><published>2007-03-20T12:27:00.000+01:00</published><updated>2007-03-20T12:37:44.336+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rf_Hc7-SIvI/AAAAAAAAABY/BwRI5eDOnNQ/s1600-h/aout.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rf_Hc7-SIvI/AAAAAAAAABY/BwRI5eDOnNQ/s400/aout.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5043969407627436786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo de Yum, sur http://www.cfsl.net/?forum=&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-1485423334689680404?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/1485423334689680404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=1485423334689680404' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/1485423334689680404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/1485423334689680404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/03/photo-de-yum-sur-httpwww.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Rf_Hc7-SIvI/AAAAAAAAABY/BwRI5eDOnNQ/s72-c/aout.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-4407669267670214777</id><published>2007-03-20T08:26:00.000+01:00</published><updated>2007-03-20T08:39:28.512+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Il a pleuré il n’y a pas longtemps.  Je ne sais pas comment il fait pour retenir ses larmes si longtemps.  Des mois.  Je voudrais pleurer moins.  Moins vite.  Moins tout court.  Moins d’eau qui pique les yeux qu’on a trop frottés.  Je guette la moindre émotion dans ses yeux.  Je suis fatigué de ne rien y trouver, parfois.  Ils sont secs et noirs.  J’ai l’impression de me retrouver tout seul, alors.  Le sale sentiment que je n’aurai plus jamais accès à ses autres yeux.  Les bleus.  Et m’y blottir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a pleuré et moi j'ai arrêté, instantanément.  Vases communicants.  J'oscille entre la sensation reposante d'avoir le dessus dans la bataille et la douleur de le voir enfin vulnérable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-4407669267670214777?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/4407669267670214777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=4407669267670214777' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/4407669267670214777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/4407669267670214777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/03/il-pleur-il-ny-pas-longtemps.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-1542053966417558443</id><published>2007-03-11T10:58:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T11:37:47.528+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RfPb7_dToLI/AAAAAAAAABI/klj-u9tw1a0/s1600-h/lame_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RfPb7_dToLI/AAAAAAAAABI/klj-u9tw1a0/s320/lame_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5040614231650836658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je n'aime que lui et ça changerait tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est parti depuis deux nuits et je n'en peux plus.  Je voudrais me téléporter dans ses yeux.  Je murmure son nom comme s'il était loin pour toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je hais mes fantasmes, parfois.  Je ne comprends pas pourquoi ils me sautent dessus comme il le font.  Je voudrais leur crever les yeux au cutter pour qu'ils ne me repèrent plus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-1542053966417558443?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/1542053966417558443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=1542053966417558443' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/1542053966417558443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/1542053966417558443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/03/je-naime-que-lui-et-changerait-tout.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RfPb7_dToLI/AAAAAAAAABI/klj-u9tw1a0/s72-c/lame_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-942305079051797868</id><published>2007-03-10T23:04:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T00:21:54.045+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je commence la journée en remuant mon cul, tout nu dans le salon.  J'ai mis Tata Madonna à fond.  Fuck la voisine anglaise.  Deeper &amp; Deeper, c'est très bien quand on est bien.  Ca rend encore plus léger.  Je fais des entrechats, des grands jetés, je danse comme si j'étais sur un podium de boîte de nuit, offert à un parterre de beaux garçons qui n'en voudraient qu'à moi.  Je croise mon corps dans le reflet d'une vitre et je me dis "Qu'il danse bien ce garçon".  Je danse pour le Palais de Justice, le Parc sous mes pieds et l'Hôtel de Ville que je vois au loin.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon amoureux est à Paris.  J'ai envie d'aller danser.  De croiser des regards, de me faire aborder.  Un mec qui m'a dragué du regard dans un train il y a plus d'un an espère toujours se retrouver dans mon lit.  Il veut me sucer à tout prix.  Parfois ça me fait rire, parfois ça m'excite, parfois ça m'agace.  Il voudrait me voir demain.  Je joue avec le feu.  Lui répond... hmmmm, possible...  J'en ai envie mais je sais que je ne le ferai pas.  Je me pose des questions.  Je voudrais pouvoir dissocier le cul et le coeur.  Pour certains, ça semble si facile.  Pouvoir m'envoyer en l'air à tout va sans que ça me pose de problème.  En théorie, pas de problème : je n'aime que lui et ça ne changerait rien.  Mais pour le reste...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-942305079051797868?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/942305079051797868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=942305079051797868' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/942305079051797868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/942305079051797868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/03/je-commence-la-journe-en-remuant-mon.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-8224909724964005214</id><published>2007-02-28T13:46:00.000+01:00</published><updated>2007-02-28T17:18:31.985+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/ReV8hbfTdRI/AAAAAAAAAA8/LifOP-uX-ZQ/s1600-h/piaf.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/ReV8hbfTdRI/AAAAAAAAAA8/LifOP-uX-ZQ/s320/piaf.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5036568672040350994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pas eu le temps d’écrire même si l’envie me brûle.  Il faut encore que je t’apprivoise, que je trouve mon rythme et les mots.  Une page grise n’est pas une page jaune.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais envie de te raconter Lyon quand j’y étais, la semaine dernière.  J’étais assis devant la fontaine, près du manège.  Pile au soleil.  Je voulais te dire, puis la ville m’a repris d’un coup et j’ai laissé cela à plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lyon est belle.  Elle est belle parce qu’elle est féminine, ça ne fait aucun doute.  Elle s’étend entre deux longs cours d’eau très différents, deux longues jambes élégantes.  Les bords du Rhône me font un peu penser à Paris et ses immeubles haussmaniens prestigieux.  Mais ici, les façades prennent une coloration douce et légèrement jaune au coucher du soleil.  Le Rhône n’a rien à voir avec la Seine qui semble plutôt tranquille au moment où elle aborde Paris.  Il est large et on sent dans ses eaux une force énorme et sauvage, un truc qui grouille sourdement.  Les bords de Saône me retiennent plus.  J’ai l’impression d’être dans le nord de l’Italie.  Les maisons ont des visages plus lisses et sont maquillées de couleurs terre et ocre, de sienne ou de jaune profond.  Pour relier la presqu’île au quartier Saint-Jean, de gigantesques passerelles suspendues qui bougent légèrement sous l’effet du vent donnent à votre marche quelque chose de bizarre, un côté pas trop assuré.  Et puis deux collines en guise de poitrine : Fourvières où je suis surpris par l'écho de la sonnerie du gsm dans la partie basse de la basilique où je me promène seul avec Rudy; et la Croix-Rousse où je m'aventure à vélo.  C'est ce quartier qui m'attire le plus, mais il faut vivre Lyon plus longtemps pour le découvrir, connaître les gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Piaf au cinéma.  Je suis aimanté par le personnage.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rudy est pareil à lui-même.  Je suis chez lui de deux minutes et je me sens bien.  Il est un ami précieux.  Je lui écris parce que ma pudeur m'empêche de lui dire.  Un de ces amis avec lesquels il n'est pas besoin de parler pour communiquer.  Il m'offre ses clés.  Je crois que c'est un des plus beaux cadeaux qu'on puisse faire à un ami.  Je bredouille des "mercis" que je voudrais à la hauteur du geste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis Rudy me présente ceux qui font un peu de sa vie là-bas.  Une Caroline de Perpignan à l'accent méridional qui nous accueille chez elle avec tant de gentillesse, un Lou que je trouve abominable avec ses certitudes sur lui-même et les autres et sa façon de regarder les hommes sur son écran d'ordinateur comme du bétail dans la file d'attente de son abattoir à lui.  Je me dis que ça cache un vide énorme, un manque de confiance.  Mais quand le manque de confiance se traduit par le dénigrement et le piétinement des autres pour se sauver soi, y a quelque chose qui cloche.  D'entrée de jeu il m'insupporte et le lui fais comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a Boris.  Un jeune garçon d'une beauté foudroyante.  Trop foudroyante sans doute pour m'attirer un tant soit peu.  Je ne parle pas que de la beauté qui se voit, celle du visage ou des mains, du nez et de la bouche.  J'ai l'impression que Boris est beau tout entier.  Dedans et dehors.  Il est de ces personnes qui, quand vous leur parlez, sont pleinement avec vous et vous regardent vraiment.  Boris croit en l'amour, l'amour pur, pas l'amour de pacotille qui inonde le net, les rues et les images, partout.  Ses mots sont naïfs, simples et vrais.  Je parle musique, littérature.  Je le vois déballer un cadeau.  Je suis désarmé devant sa réaction, sa faculté à s'émouvoir, à s'étonner, à s'émerveiller, presque, des choses les plus simples.  Je voudrais être capable de mériter un peu de son amitié.  Ca voudrait dire que je suis un type bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à mon retour il était là, pas Boris, mon amoureux, celui qui me fait vibrer, qui me fait bander, qui me fait rire et pleurer, celui qui m'injecte du bonheur très loin dans les veines.  Il était là, juste à la sortie du train à grande vitesse.  Je l’ai serré en passant mes mains dans ses boucles et je me suis senti en paix, rempli d’une sérénité que lui seul arrive à m’apporter.  Avec lui, mes doutes partent en fumée.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans notre maison perchée m’attendaient, au milieu du grand moleskine, les plus beaux mots d’amoureux de l’univers, des mots qui balaient tout d’un seul accent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-8224909724964005214?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/8224909724964005214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=8224909724964005214' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/8224909724964005214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/8224909724964005214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/02/pas-eu-le-temps-dcrire-mme-si-lenvie-me.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/ReV8hbfTdRI/AAAAAAAAAA8/LifOP-uX-ZQ/s72-c/piaf.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-3120401539551707886</id><published>2007-02-16T09:21:00.000+01:00</published><updated>2007-02-16T09:39:46.655+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je savais le vieux Sardou de droite, mais pas au point de frôler le fossé, comme l'autre raclure présidentiable.  Qu'il tombe dedans, seulement, lui et son dentier dont on commence à déceler la présence quand il essaie encore de chanter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me balade dans un magasin de jouets, hier.  J'entends la voix du vieux.  Je ne sais trop expliquer pourquoi, je tends l'oreille, j'écoute les paroles et là, je me fige, stupéfait, abasourdi, un deuxième trou de cul en-dessous du premier tellement ça me cloue.  Une écriture plate d'ado de 13 ans en campagne, un ramassis de lieux communs partagés par la droite ultra-libérale et conservatrice ("D'où que tu viennes Bienvenue CHEZ MOI En sachant qu'il faut respecter Ceux qui sont venus longtemps avant toi." ou "Dire aux enfants Qu'on va changer l'éducation qu'ils ont, Pas celle qu'ils n'ont pas Ajouter qu'il faut travailler....").  Le pire, c'est qu'il va toucher un électorat énorme, ce couillon, avec son discours facile et sa musiquette à trois sous, qui me rappelle d'autres chansons pour les pieds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, j'ai la nausée et comme je ne veux rien garder pour moi, je vous la refile ici : http://www.dailymotion.com/video/x132m6_allons-dansermichel-sardou&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-3120401539551707886?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/3120401539551707886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=3120401539551707886' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/3120401539551707886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/3120401539551707886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/02/je-savais-le-vieux-sardou-de-droite.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-2733095829441848229</id><published>2007-02-13T09:50:00.000+01:00</published><updated>2007-02-13T10:02:54.820+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je quitte le boulot flageolant, la tête qui cogne.  Je préviens la chef.  Elle hésite à me laisser rentrer -"Vous savez, manque de personnel... vos élèves..."- et finit par me congédier un sourire aux lèvres. Je m'écrase dans le lit et me relève neuf.  Tout s'est envolé.  Mais ça me fait peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recommencé à enseigner mon instrument.  C'est bizarre.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai rien à dire.  Juste envie d'écrire.  Chasser mon vague "sais pas trop quoi faire" en sentant les touches sous mes doigts, placer les mots de manière presque automatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis de bonne vie et moeurs me dit la femme blonde de la commune.  Et je retrouve mon identité dans deux-trois semaines, après m'en être fait dépouiller il y a plus de trois mois dans le tram.  "Parce que sans papier, sans puce électronique quelque part en poche, tu n'es plus rien.  Ce n'est plus la démocratie", me dit Monique autour d'un spaghetti partagé à douze dans un premier étage d'entrepôt qui me fait un peu penser à la fabrique de bateaux familiale du "Petit Baigneur".  Elle me fait rire.  Elle n'a aucune carte magnétique, aucune carte à puce, refuse carte "sis" et carte d'identité "électronique".  Et en plus, elle ne mange pas de viande.  Elle a peut-être l'impression d'être plus libre, mais, même si je comprends un peu sa démarche, moi, je la trouve un peu con, avec son épinette et sa bolognaise au quorn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je découvre "Pinocchio court toujours".  Je ne sais pas, y a un truc avec Romain Didier.  Je crois que c'est l'unique artiste de cette planète (parce que sur une autre planète, y a Brigitte Fontaine) dont je découvre le travail fébrilement, avec les mêmes oreilles d'enfant que quand ma mère nous le faisait écouter dans la voiture, en route vers le Normandie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;www.pinocchiocourttoujours.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-2733095829441848229?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/2733095829441848229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=2733095829441848229' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/2733095829441848229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/2733095829441848229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/02/je-quitte-le-boulot-flageolant-la-tte.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-264300513066066419</id><published>2007-02-05T17:50:00.000+01:00</published><updated>2007-02-05T18:08:42.836+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RcdkPl7eYmI/AAAAAAAAAAw/65sjV46DhKc/s1600-h/IMG.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RcdkPl7eYmI/AAAAAAAAAAw/65sjV46DhKc/s320/IMG.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5028097728024830562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je tourne la tête vers le gsm de mon voisin.  Il y a du monde, on est serré.  Je fais semblant de rien.  Il est commun, roux, cheveux mi-longs, lunettes, et il écrit : "Passe une bonne journée, mon amour", et soudain, il n'est plus le même.  Je le trouve beau, puisqu'il a un "amour" quelque part, à qui il souhaite une belle journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arrive devant l'école.  Deux couples d'élèves, deux de chez nous, deux d'ailleurs, flirtent toute langue dehors juste à côté de la porte d'entrée.  Ca m'amuse.  La seule chose que je remarque, c'est qu'ils tournent trop vite leur langue dans la bouche de l'autre, avec la frénésie des premiers émois, comme si le degré d'amour était proportionnel au nombre de tours/minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'Alice Ferney, je lis ceci, qui me laisse perplexe : "...Je ne veux pas dire encore je vous aime, mais j'ai la résolution et l'ardeur pour le faire, c'est la seule chose qui compte.  Vous non plus d'ailleurs n'en n'êtes pas vraiment à l'amour.  Car maintenant nous ne sommes que des étrangers l'un à l'autre.  Nous apprendrons.  Ce n'est pas un paradoxe, vous savez.  L'amour n'est jamais donné, et si l'on croit cela, il faut s'en détromper.  Car lorsque par un heureux hasard il l'est, ce n'est jamais que pendant quelques jours."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, mon amoureux dort, très tôt.  Il est malade.  Je chatte sur msn et tombe sur un copain.  Je lui dis ma frustration, mon envie de faire l'amour avec mon amoureux, qui dort.  Il me propose de le rejoindre chez lui pour y remédier.  Je déconnecte, débande instantanément, et vais m'étendre dans sa chaleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Photo de Patricia Canino, 1994)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-264300513066066419?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/264300513066066419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=264300513066066419' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/264300513066066419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/264300513066066419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/02/je-tourne-ma-tte-vers-le-gsm-de-mon.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/RcdkPl7eYmI/AAAAAAAAAAw/65sjV46DhKc/s72-c/IMG.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-8999610831392903070</id><published>2007-02-01T17:33:00.001+01:00</published><updated>2007-02-01T17:35:09.224+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je passe devant la Cité Fontainas, au pied de chez nous, et je me demande comment était Bruxelles avant, du temps de ces pierres que le soleil bas jaunit.  Et j'aime ce mur et ce qui le compose, les courbes du bâtiment.  Avant.  Avant le caoutchouc des pneus, le noir des gaz d’échappement, avant les cannettes et les klaxons, les arrêts de bus criards et les gsm, les parkings et les gyrophares.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les jeudis, je prends place dans le train au même endroit.  Et tous les jeudis, elle est au même endroit aussi, pile deux sièges derrière moi.  Même fauteuil, même compartiment.  Elle a vieilli un peu depuis le temps où elle présentait le journal télévisé du soir et où j’aimais écouter sa voix rauque.  Je la trouve belle et calme.  Et c’est comme si je la connaissais.  C’est étrange de se sentir si proche et si étranger, de connaître un visage regardé des centaines de fois et de ne pas le connaître, en même temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, on joue.  Hier je pleurais, ce soir on joue.  La vie c’est con et beau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-8999610831392903070?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/8999610831392903070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=8999610831392903070' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/8999610831392903070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/8999610831392903070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/02/je-passe-devant-la-cit-fontainas-au.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-9079049686433826051</id><published>2007-01-24T13:46:00.001+01:00</published><updated>2007-01-24T13:46:53.754+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Moi je dis, le Festival du Film Gay et Lesbien est un vaste truc commercial destiné à rameuter tout ce qui, dans la capitale, ondule et aime se montrer, sous prétexte d’un obscur film.  La semaine, on double la moyenne d’âge.  Nous avions choisi un film que je croyais être psychologique, sur l’amnésie.  Les rangs sont clairsemés.  Pas de mec torse nu, slip moulant, pas de promesse de partouze sur grand écran, pas d’histoire de petits pd adolescents en quête de leur sexualité, pas de chair fraîche à foison dans le programme du jour.  Le film gay psychologique ne fait manifestement pas recette.  « J’veux du cuir », comme le chantait le vieux bouclé.  Le reste…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre truc que je n’arrive pas à comprendre.  Un responsable du festival explique à l’assemblée réunie à l’Orangerie du Botanique que leur ticket d’entrée au cinoche donne droit à une boisson gratuite dans quatre bars gays de la capitale.  Histoire de ghettoriser et de marginaliser encore un peu plus ce qui pourrait être un festival ouvert… à tous.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’en reste pas moins que le film du jour est mal joué, mal mis en scène et bâclé.  Un  téléfilm moyen pour mauvaise chaîne privée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Invitation des tontons, hier soir pour souper.  On parle d’odeurs.  On passe la soirée à sentir.  Les parfums de Serge Lutens, qui enterrent définitivement tous ceux qui existent, y compris celui que je porte depuis douze ans.  Les thés, qu’on se repasse de nez en nez.  Mon oncle parle d’essences, de vétiver, de myrrhe…  de la magie des mélanges.  Son amoureux le regarde et sourit.  Ils sont beaux.  Je les découvre encore, et je me dis que j’ai de la chance d’être né au milieu de gens si chouettes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-9079049686433826051?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/9079049686433826051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=9079049686433826051' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/9079049686433826051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/9079049686433826051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/01/moi-je-dis-le-festival-du-film-gay-et.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-1285268877468282873</id><published>2007-01-22T15:44:00.000+01:00</published><updated>2007-01-23T09:25:45.786+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>J’écris d’un train qui file vers ma nouvelle ville.  Les gens ont des mines tristes à mourir.  La porte du compartiment est ouverte vert l’extérieur, là où les wagons se rattachent et se séparent.  Le vacarme est assourdissant.  Tout le monde s’en bat la race.  Le bruit me hérisse.  Mes élèves soulèvent leur chaise ou restent debout.  Je me lève et ferme la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juliette Gréco ne devrait jamais cesser d’exister.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi.  Soirée mondaine chez un élu bruxellois, petit ami d’un pote.  Toute la bonne baronnie du coin et d’ailleurs est présente, du chanteur d’opérettes en manteau de cuir traînant au sol, comme on n’en fait plus depuis les diligences du XIXe siècle, jusqu’à la série de clones ondulants, serrés comme de la chair à saucisse dans leur chemise blanche trop cintrée et leur jean Diesel.  D’emblée, je me fais chier comme un rat mort.  Je voudrais être partout sauf là, au milieu de toutes ses paires d’yeux du samedi soir, mis à nu devant ces regards qui ne sont pas les mêmes que la semaine, quand les masques tombent.  Je ne fais de pas vers personne.  Absolument personne.  Et je deviens invisible.  Absolument invisible.  Mon amoureux est l’objet de toutes les convoitises.  Des mecs lui demandent son prénom, ce qu’il fait, on le drague à mon nez et à ma barbe, comme si je n’étais que quantité négligeable, minuscule grain de poussière sur le chemin qui les mènera dans son lit.  Et ça ne me fait rien, je les conchie tous.  Puis je sais que devant le lit, il y a moi, et que ce sont eux, les grains de poussières.  Alors je laisse faire et m’en vais, de l’autre côté du bel appartement.  Sébastien est joli.  Je le découvre autrement.  Il est presque le seul à être naturel, enfoncé dans son jean improbable et son t-shirt rouge.  Pour peu, je le trouverais séduisant.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon amoureux les écrase tous, ces spectres avinés, aux gestes exagérés et aux ombres identiques.  Il est le plus beau, c’est certain.  Il suffit de regarder les yeux.  David est très grand, commun.  S’il ne faisait pas un bruit incroyable pour attirer l’attention de l’assemblée vers son illustre personne, personne ne le remarquerait, pas plus qu’un bidet dans une salle de bains.  Il a dans les yeux toutes les certitudes du monde, et c’est insupportable.  Il trompe son copain à n’en plus finir.  Sa soif de bite se lit sur son visage.  Il a trop bu.  Je me mets à danser.  Il passe sa main dans mes cheveux et me dit d’un air sûr de lui : « Attendez que je vous décoiffe jeune homme.  Ainsi vous enseignez, c’est bien cela ? »  Il me prend par la main, me serre contre lui et enfouit sa tête dans mon cou.  Il transpire, c’est dégueulasse.  Il croit avoir tout compris alors qu’il n’est nulle part.  Et il y a son copain, impuissant au milieu de la mascarade.  Etienne.  Il a l’air si gentil et si triste.  Il batifole de l’un à l’autre comme pour montrer que lui aussi, peut butiner hors du lit conjugal.  Mais ça ne lui va pas.  Il a l’air trop vrai.  Ses yeux sont bleus, tristes et tranchants, comme une ligne d’écume grignotant le sable, comme l’horizon, quand il fait gris et froid au-dessus de la mer.  On voit son sexe à travers son jean trop moulant.  Je danse, ça lui plaît.  Il drague mon amoureux, il me drague.  Il m’invite à danser, me passe la main dans le dos, me pelote discrètement.  Il ne me lâche pas.  Je ne me dérobe pas, je ne sais pas pourquoi.  Il mange de la mandarine dont il me tend des quartiers avec la bouche.  Je me demande l’espace de quelques secondes si je pourrais avoir envie de lui.  Non.  J’ai beaucoup de sympathie pour lui, mais il me fait pitié.  J'ai juste envie de le prendre dans mes bras et de lui dire de s'enfuir et qu'avec le temps, ça ira.  Mais ce n'est pas cela qu'il veut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis je rentre avec mon amoureux.  Et c'est dans sa chaleur à lui que je m'endors.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-1285268877468282873?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/1285268877468282873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=1285268877468282873' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/1285268877468282873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/1285268877468282873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/01/jcris-dun-train-qui-file-vers-ma.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6883583463208912029.post-5481727577639719858</id><published>2007-01-17T21:21:00.000+01:00</published><updated>2007-01-17T22:18:07.548+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Ra6L2bFrqDI/AAAAAAAAAAc/yryzNyqY2Ok/s1600-h/spilliaert-02.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Ra6L2bFrqDI/AAAAAAAAAAc/yryzNyqY2Ok/s320/spilliaert-02.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5021104401665468466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chiasse. Les jonquilles sont sorties de terre depuis plus de dix jours, au pied de l'immeuble. C'est cru et indécent. Pas le moment. Vu du haut, les parterres ressemblent à des grimages iroquois en plein milieu du visage. Je ne sais même pas s'ils se grimaient, les Iroquois... Bref, j'ai envie d'avoir froid quand je sors de chez moi. Envie d'écharpe et de manteau fermé jusqu'au menton. Puis de la buée sur les vitres des petits cafés, et une couette en plus sur le lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence à écrire ici par le mot "chiasse".  Ca augure bien du plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un frisson. Mon mec est loin. Mon amoureux. Pas longtemps. Une centaine d'heures. Trois cents kilomètres. "C'est sain, c'est bien de s'aérer un peu, tout seul", me dis-je. J'aime bien dire "mon mec". A priori, ça ne me ressemble pas. "Mon mec", ça fait mec qui te prend dans ses bras, et qui te fait sentir qu'il est un mec. Un mec qui n'hésite pas. Et là, c'est de ça que j'ai envie. Ses bras, sa bouche et ses yeux. Puis retrouver sa voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écoute Chopin, j'ai des frissons. Parfois, une boule énorme dans la gorge, comme devant ces vues de mer de Spilliaert. Je me passe en boucle, autiste à mes heures, la valse en Mi mineur n°222, la plus belle et la plus moderne, pour moi. C'est une amie du pays du fromage qui file qui m'a fait connaître cette interprétation de Claudio Arrau. Il met plein de rondeurs, puis il n'est pas pressé d'enchaîner les notes. C'est doux comme un beau tissu rouge foncé. Une musique jolie de garçonnière des beaux quartiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai envoyé un courrier trempé dans l'acide à un petit con d'un site de développement de photos incapable de m'envoyer ma première commande pour cause d'obscur problème technique. Il m'appelle "Cher Pixien" et ça, ça me troue le cul. Alors, j'ai pris mes mots, je les ai badigeonnés de vinaigre à trois sous, juste histoire de lui faire comprendre que, non mais, je n'avais jamais élevé de pourceaux puants avec aucun de la petite bande d'employés de Piksssss Discount à la noix et dont il fait partie, et que l'idée d'appartenir à une éventuelle galaxie de Pixiens ne m'excitait pas le moins du monde. Et que pour le reste, je me foutais comme du tiers et du quart de son bon de cinq euros et qu'ils pouvaient se carrer bien profond leurs 25 photos gratuites. "Cher Pixien"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais braver le froid, rej&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop tard, je suis revenu. J'ai tenu un bébé de quelques jours dans mes mains. La Dame de Cléry était derrière la petite table près de la place vide et j'aime nos rendez-vous, rien qu'à deux, sans les hommes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6883583463208912029-5481727577639719858?l=souris-de-moleskine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/feeds/5481727577639719858/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6883583463208912029&amp;postID=5481727577639719858' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/5481727577639719858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6883583463208912029/posts/default/5481727577639719858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souris-de-moleskine.blogspot.com/2007/01/chiasse.html' title=''/><author><name>Adso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13541425093283260334</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_UeNXmYST3Fs/Ra6L2bFrqDI/AAAAAAAAAAc/yryzNyqY2Ok/s72-c/spilliaert-02.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
